Un homme, une page d’histoire, un "Jeudi Ciné" sur un "militant"

Un homme, un Républicain, un militant, jeudi 9 décembre à 20h 30 !

Décédé en janvier 2003, membre de la section juive de la MOI* (Francs-Tireurs et Partisans) pendant la guerre, déporté à Auschwitz et Buchenwald, Henri Krasucki est né en 1924 en Pologne, à Wolomin, petite ville située près de Varsovie. Le milieu familial, communiste et de langue yiddish, dans lequel il grandit a favorisé un engagement politique précoce.


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Henri Krasucki, né Henoch Krasucki le 2 septembre 1924 à Wołomin dans la banlieue de Varsovie en Pologne est mort le 24 janvier 2003 à Paris. C’était un syndicaliste français, secrétaire général de la Confédération générale du travail de 1982 à 1992. En septembre 1939, le PCF est interdit par le gouvernement Daladier à la suite de son approbation du pacte germano-soviétique, traité de non-agression entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique. Isaac Krasucki, son père, doit plonger dans la clandestinité. Henri a quitté l’école. En 1940, quand les Allemands entrent à Paris, il travaille dans une usine de Levallois comme ajusteur. Il a quinze ans. À la fin de l’année 1940, Henri Krasucki intègre les Jeunesses communistes dans la section juive de la Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) du Parti communiste dans le 20e arrondissement. Il a d’abord des responsabilités dans son quartier, puis à l’échelon de son arrondissement, et enfin en 1942 au niveau de la région parisienne. À la suite du premier coup de feu du Colonel Fabien, le 21 août 1941, qui marque le début de la Résistance armée des communistes français, Henri Krasucki prend sa part de risques : sabotages, lancement de tracts depuis le métro aérien, actions militaires. En effet, à partir du 22 juin 1941, Hitler avait entrepris l’invasion de l’URSS, rompant unilatéralement le pacte avec Staline.
Le 20 janvier 1943, le père d’Henri Krasucki est arrêté pour sabotage et interné à Drancy ; il est déporté par le convoi no 47, en date du 9 février 1943 à Birkenau et gazé dès son arrivée le 13 février7.
Sous le pseudonyme de « Mésange » (une houppe de cheveux noirs coiffant alors son jeune visage émacié)8, Henri Krasucki, dit également « Bertrand », s’occupe des cadres et du recrutement des jeunes avec sa compagne Paulette Sliwka.
Il est arrêté le 23 mars 1943, à 7 h 15, à la sortie de son domicile, 8 rue Stanislas-Meunier Paris 20e, comme sa mère et sa sœur, il est torturé pendant six semaines, parfois devant sa mère, mais il ne parle pas.

C’était un homme de convictions !

Un jeunesse Parisienne en résistance