Un père et sa fille habitent les mondes de l’enfance. Il lui parle avec respect et sérieux, comme à une grande personne, il l’entraine dans des univers magiques débordants de vie et d’humanité. Il est le grand cinéaste de l’enfance et travaille sur Pinocchio. Un jour, la petite fille devient une jeune femme et l’enchantement disparait. Elle comprend que la rupture avec l’enfance est inéluctable et a le sentiment qu’elle ne sera plus jamais à la hauteur de son père. Alors elle commence à lui mentir et se laisse aller, jusqu’au bord du gouffre. Le père ne fera pas semblant de ne pas voir. Il sera là pour elle, tout le temps qu’il faut.
Dans le temps étiré de l’autobiographie, Huo Meng réalise ici plus qu’un film de cinéma : une œuvre virtuose et complète qui s’inspire de sociologie, de peinture et de littérature. Un film qui devrait marquer l’histoire du cinéma en Chine.
Un très grand film dont la mise en scène inspirée porte haut la chronique politique et humaine d’un village de la Chine rurale au moment où s’effondre le collectivisme. Sous le coup de la censure, il n’est visible que dans les salles françaises.
Et vous avez de la chance,
ce films en VO vous est proposé sur deux séances,
Lundi 19 Janvier à 20h 30 et
Mardi 20 Janvier à 20h 30.